LKPR : entrepreneur visionnaire

Après ma discussion avec Pier-Luc Duchesne, fondateur de LKPR, ma vision de l’entrepreneuriat s’est beaucoup ouverte. Comme quoi chaque personne peut avoir une vision totalement différente. Pour ce dernier, l’entrepreneuriat, c’est inné. Un entrepreneur de souche, me suis-je dit.

 

Un vieux rêve, un hobby
D’emblée, Pier-Luc explique que ce vieux rêve, l’entrepreneuriat, est le résultat d’une suite logique d’événements. L’envie de créer un produit qui le représentait et le refus de croire que ce type de produit devait nécessairement venir d’ailleurs. Son produit ? Des écouteurs en bois d’érable et en vrai cuir : écologique, local et durable.

 

Toutefois, il ajoute que pour le moment, son entreprise demeure un hobby. En attendant de pouvoir en vivre, l’entrepreneur est consultant à son compte. En étant travailleur autonome, Pier-Luc se donne les moyens de réussir. Il gère son horaire, ce qui lui laisse le temps de travailler sur son projet. Si au début il était seul, il a su s’entourer de bonnes personnes en cours de route, dont son partenaire Jean-François Desrosiers.

 

 


 Le temps et l’argent
Deux défis majeurs se sont mis sur la route de l’entrepreneur. D’abord, les fonds qu’il n’avait pas. Que ce soit pour développer son produit ou faire les tests : il avait besoin d’argent. « Comme tout le monde », il s’est tourné vers son centre local de développement d’entreprises, il est allé à la recherche de subventions, il a monté son plan d’affaires. Comme tout le monde… Pour lui, ce passage n’est qu’un obstacle supplémentaire. « Une vision, une idée, ce n’est rien pour convaincre. C’est difficile de convaincre [les banques] de croire en toi, dit-il, un prêt personnel de 100 000 $ aurait été mieux ».

 

Cet obstacle lui a fait perdre des opportunités : « deux ans de fenêtre intéressante ».

 

Selon lui, « tout ce qui est supposé encourager est devenu une barrière ». Même Kickstarter, dont il a été le premier utilisateur légal au Québec a été une perte de temps, selon lui. « Ça n’allait pas à mon rythme, il y avait beaucoup de retardement. J’ai perdu deux ans à suivre la route [traditionnelle] plutôt que de juste sauter de mon côté. »

 

De ce démarrage difficile, il retient une chose : « à un moment donné, il faut se faire confiance. Je sais que je peux mener quelque chose à terme ».

 


Conscientiser et bien s’entourer
Au quotidien, Pier-Luc est réaliste : son entreprise restera petite. Ses défis ne sont donc pas dans la croissance à tout prix. Selon lui, « grossir pour grossir » ne donne rien et avec un produit comme le sien, soit des écouteurs « de luxe », la niche est petite. Ainsi, le défi est plutôt de conscientiser sa clientèle potentielle.

 

Par ailleurs, son approche visionnaire est difficilement applicable au Québec. Le savoir-faire étant à développer : « personne n’était capable de faire ce que je voulais [avec le cuir]. J’ai dû participer pour avoir ce que je voulais, à mon prix ». Car au Québec, le coût de main-d’œuvre est élevé et s’entourer de bonnes personnes peut s’avérer très complexe. Il croit maintenant avoir trouvé les bonnes personnes.

 

Qui plus est, la vente au détail n’est plus ce qu’elle était. Avec les géants comme Amazon, il y a beaucoup d’accent mis sur le branding, tout est éphémère. Toutefois, l’entreprise va bien et génère assez de ventes pour aller de l’avant, réinvestir, rembourser.

 

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