Les 7 vraies ou fausses vérités sur l'entreprenariat féminin

 

Idées reçues... ou pas ? L'entrepreneuriat féminin a plusieurs étiquettes qui lui collent à la peau, pourtant toutes ne sont pas vérifiées dans les faits. À l'occasion de la journée de la femme, faites le point sur les principaux préjugés à propos des dirigeantes d'entreprise.

 

L'objectif était ambitieux ! En 2013, Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre du Droit des femmes, Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Fleur Pellerin, ministre en charge des PME, de l'innovation et de l'économie numérique s'étaient fixées comme objectif de faire passer de 30 à 40 % le nombre de femmes chefs d'entreprise d'ici à 2017.

 

À l'heure du bilan, pas de chiffres officiels mais le ministère de la Famille, de l'enfance et des droits des femmes indique qu'en 2015, la part de femmes créatrices d'entreprise s'établit à 38 %. Le nombre de femmes entrepreneurs a également plus que doublé entre 2012 et 2015, selon les services de la ministre Laurence Rossignol. En 2014, l'APCE relevait que 32 % des créations d'entreprises étaient réalisées par des femmes. Une tendance qui traduit le développement de l'entrepreneuriat féminin en France.

 

Cependant, selon l'association Femmes Chefs d'Entreprises, le bilan est bien plus nuancé. D'après les données communiquées, la part de femmes chefs d'entreprises s'établit à 25 % en 2017.

 

Néanmoins si le gouvernement affiche sa volonté de promouvoir l'entrepreneuriat féminin, certaines fausses vérités persistent sur le sujet des femmes dirigeantes.

 

1. Les femmes ne sont pas attirées par l'entrepreneuriat

FAUX. Les femmes valorisent autant l'entrepreneuriat que les hommes et elles le montrent. D'après les derniers chiffres du gouvernement, 18 % des Françaises expliquent vouloir créer leurs entreprises, soit près de cinq millions de dirigeantes potentielles. Un chiffre conforté par la la part de femme (18%) tentées de créer ou reprendre une entreprise dans les deux ans, selon l'APCE.

 

"Statistiquement, considérer que les femmes sont moins attirées par l'entrepreneuriat n'a aucun sens", assure Séverine Le Loarne, professeure-chercheur à Grenoble École de management, spécialiste de l'entrepreneuriat féminin.

 

Selon le rapport sur l'entrepreneuriat féminin réalisé par le Centre d'analyse stratégique (CAS) en avril 2013, 70 % des femmes considèrent l'entrepreneuriat comme un bon choix de carrière, contre 70,1 % chez les hommes. Un constat qui se matérialise également par la valeur qu'elles accordent au statut d'entrepreneur. À 69 %, elles considèrent que la création d'entreprise est plus épanouissante que le salariat d'après un baromètre OpinionWay pour l'APCE de 2012.

 

2. Les femmes dirigent plutôt des petites entreprises

VRAI. Les entreprises dirigées par des femmes sont plus petites que celles détenues par des hommes, et ce, à la fois en termes de chiffre d'affaires que du nombre de salariés. De fait, ces structures comptent en moyenne 1,9 salarié et génèrent un chiffre d'affaires moyen de 182 K€ (contre 2,6 salariés et 294 K€ pour les hommes) en 2013, d'après la 3e édition du baromètre des femmes entrepreneures BVA/Caisse d'Épargne.

 

L'Insee note également que 40 % des entreprises individuelles ont été créées par des femmes en 2016, un chiffre stable par rapport à 2015.

 

D'autre part, des chercheurs de la Skema Business School et Novancia mettent en avant également que les entreprises dirigées par des femmes ont en moyenne une profitabilité supérieure de 9 % par rapport à des sociétés dirigées par des hommes.

 

3. Le premier frein à l'entrepreneuriat féminin est la difficulté à concilier vie privée et vie professionnelle

FAUX. La conciliation vie professionnelle et familiale n'est pas une difficulté majeure pour les femmes dirigeantes dans la création, la reprise ou le développement de leur entreprise. Elles sont, au contraire, près d'une sur deux (46 %) à penser qu'être chef d'entreprise permet d'avoir plus facilement un équilibre entre vie privée et vie professionnelle, d'après les chiffres de l'APCE de 2014.

 

D'autre part, un sondage CSA pour KPMG d'avril 2015 avance que concilier vie professionnelle et vie personnelle constitue le premier obstacle pour 19 % des 400 dirigeantes interrogées. Un chiffre à nuancer puisque les hommes l'évoquent également pour 16 % d'entre-eux.

 

 

Consultez l'article complet sur Chef entreprise ICI 

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