Jason Rodi, fondateur de Moment Factory et actuel propriétaire de NOMAD Industries

March 21, 2017

 

Jason Rodi est le fondateur de Moment Factory, entreprise de multimédia reconnue à l’échelle mondiale. Auparavant, il a lancé AZ Club. Il dirige actuellement NOMAD industries.


Est-ce que vous avez des exemples de compagnies que vous avez créées et qui ont échoué et desquelles vous avez beaucoup appris?

 

J’ai de nombreux exemples d’échecs. En effet, je n’ai pas peur d’échouer car je considère que l’échec n’est pas grave. Bien au contraire ! J’aime d’ailleurs beaucoup l’expression : « Fail harder » , qui fait référence à « Try harder ». Cette acception de l’échec me permet d’oser. J’entreprends des projets que je ne suis pas certain de réussir mais je m’y consacre entièrement et les mène à bout quoi qu’il arrive!

 

Un bon exemple est celui d’ AZ Club, la première compagnie que j’ai fondée au début de ma vingtaine, en 2000-2001. Elle faisait des portails web. J’ai très rapidement obtenu un investissement considérable pour développer cette entreprise, engager des gens, etc. Pendant 3 ans, j’ai alors essayé de faire fonctionner un concept que j’avais imaginé au tout début de l’entreprise. Je travaillais pour être à la hauteur de cet investissement et pour pouvoir le repayer. Je me sentais finalement contraint par cet investissement. J’avais l’impression de travailler pour le passé. Aujourd’hui, avec le recul, je pense que cet investissement m’a donné les moyens de prendre de mauvaises décisions.

 

A quel moment, vous êtes-vous aperçus de cet échec? Qu'est-ce que qui vous en a fait prendre conscience?

 

Je me suis aperçu que je voulais passer à autre chose lorsque le projet de Moment Factory que j’avais démarré en parallèle a pris de l’ampleur. Ce nouveau projet me plaisait beaucoup plus. Il me ressemblait plus et j’y pensais plus. Pour Moment Factory, c’était comme si le marché me dictait ce que je devais faire, et non moi qui devais m’imposer sur le marché. Cela ma convenait bien mieux.

 

Selon vous, quelles sont les raisons de cet échec?

 

La principale raison est d’avoir construit un projet et bâti une compagnie sans m’être assuré de l’existence d’une véritable demande. En d’autres termes, j’ai imaginé les attentes du marché plutôt que de suivre le marché.

 

Aujourd'hui, avec le recul, qu'auriez-vous fait différemment?

 

Je n’aurais pas créé de produit avant d’essayer de le vendre ! Je serais d’abord allé vendre le produit avant de le développer. A ce moment-là, les clients m’auraient certainement fait part de leurs attentes. D’après la description que j’aurais faite du produit, ils m’auraient indiqué les aspects qui leur convenaient et ceux qui ne leur convenaient pas. Je leur aurais dit « ça tombe bien, c’est exactement ce que je peux vous amener ! »… et j’aurais pu répondre précisément à leurs attentes!

 

Qu'avez-vous décidé de faire professionnellement après cet échec?

 

J’ai vendu AZ Club et je me suis entièrement impliqué dans Moment Factory, la nouvelle compagnie que j’avais démarrée pendant qu’AZ Club était encore activité.

 

Qu'avez-vous appris grâce à cet échec sur les facteurs clés de succès d'un projet entrepreneurial?

 

Je pense qu’il n’y a pas de formule standard. Il y a un dicton chinois qui dit : « ce n’est pas parce que quelque chose a fonctionné une fois, qu’elle fonctionnera une deuxième fois ». Nous souhaitons souvent croire qu’il existe des facteurs de succès universels ou tout au moins facilement applicables à d’autres situations. Je pense cependant que les facteurs de succès d'un projet entrepreneurial varient beaucoup, en fonction de la personnalité de l’entrepreneur et des caractéristiques des projets, par exemple.

 

S’il existe de facteurs récurrents de succès, ils sont souvent personnels, c’est-à-dire valables pour certaines personnes mais pas pour d’autres. Il est donc très important de bien se connaitre. Par exemple, pour moi, il est important que mes projets me ressemblent. J’aime également bâtir des projets qui répondent à une demande déjà existante et observable, plutôt que de bâtir des projets en imaginant ce que pourrait être la demande.

Pour réussir à obtenir quelques succès, je vais jusqu’au bout de chacun des projets que j’entreprends quoi qu’il arrive ! Je ne laisse pas un projet échouer avant d’avoir tout fait pour le terminer. Sinon, je pense que tout projet est voué à être abandonné avant d’avoir eu la chance de remporter quelque succès. En effet, au cours de tous projets, de nombreuses raisons apparaissent qui nous incitent à arrêter. Cette persévérance fonctionne pour moi, mais cela ne veut pas dire que cette attitude fonctionnerait pour tout le monde.

 

 

Pour lire l'article complet, c'est sur Learning by falling ICI 

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