Ma start-up a subi un dur coup, mais je reste debout

March 7, 2017

 

Lorsque j’ai commencé ce blogue en juin, je me suis engagé à vous parler de ma start-up sans filtre jusqu’à ce que j’atteigne le million de chiffre d’affaires. La semaine dernière, je ne vous ai pas dit TOUTE la vérité. Je vous ai expliqué comment on était parvenu à obtenir 10000$ en 4 heures avec notre campagne de sociofinancement sur Ulule, mais je n’ai pas abordé les embûches que j’ai eu à surmonter durant la semaine.


Après tout, vu de l’externe, Hardbacon vivait un moment fort et, bien honnêtement, je n’avais pas envie de briser l'élan exceptionnel de la campagne de sociofinancement qui a nécessité trois mois de préparation. Je n’ai pas non plus eu le temps d’avoir assez de recul sur ces événements pour les analyser publiquement.


Il y a eu tellement de choses à faire dans le cadre de la campagne de sociofinancement que je suis pratiquement encore en mode autopilote. Je me suis donc contenté de parler de la manière dont nous avions préparé notre campagne qui, soit dit en passant, devrait franchir la barre des 25000$ aujourd’hui.


Le reste de la semaine a été plus difficile, car j’ai continué à promouvoir la campagne et, comme tout le monde me félicitait, je me sentais obligé de jouer le rôle de l’entrepreneur qui connaît un succès fou. Ce n’est pas facile, car d’un côté, je ne voulais pas avoir l’air du gars qui pisse dans la soupe, et de l’autre, je vivais un moment difficile.


Voici ce qui est arrivé chez Hardbacon. Mon associé Charles m’a remis sa démission le 8 février dernier pour des raisons personnelles. À sa demande, je ne vais pas vous donner plus de détails là-dessus. Après avoir annoncé le départ de Charles aux développeurs, l’un d’entre eux a choisi de quitter, entre autres choses parce qu’il pouvait gagner beaucoup plus ailleurs. Ça n'a absolument rien à voir, mais le départ de notre directrice du marketing a coïncidé avec ces annonces; cela dit, elle me l'avait annoncé des semaines à l'avance, et c'était afin de joindre une autre entreprise dans les mêmes fonctions. 


Bref, rien de bien encourageant, même si c’est le propre de lancer une start-up sans financement externe. Quand on ne verse pas de salaire, c’est difficile de garder une équipe en place… Cela dit, je ne rejette pas la responsabilité de ce qui est arrivé sur le manque d’argent uniquement. C’est moi qui ai choisi de créer une équipe au moment où je l'ai fait, c’est moi qui aurais dû être en mesure de la motiver davantage et c’est moi qui aurais dû boucler une ronde de financement plus rapidement pour payer des salaires.


C’est tout un coup, mais sur le plan corporatif, la convention d’actionnaires préparée par nos avocats de Lavery me permet de reprendre le contrôle de 100% des actions. Ça aurait donc pu être pire.


En plus, j'ai la chance de compter sur le support indéfectible de mon épouse Wiktoria Swiecicka, qui s'adonne à être la meilleure designer en ville. 


La suite des choses 


La semaine dernière, le rythme intenable imposé par les premiers jours de la campagne a laissé place à une accalmie qui m’a donné le temps de réfléchir. Disons que ça n’a pas été la semaine la plus facile, mais ça m’a permis de regarder le chemin parcouru, et de me rendre compte que je vois la ligne d’arrivée plus clairement que jamais.

 

Lisez l'article complet sur Les affaires ICI 

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