Quand et où avez-vous vos meilleurs «flash» ?

March 5, 2017

 

J’ai posé cette question à des participants lors d’une conférence que j’ai prononcée. Les réponses ? Dans la douche, pendant mon sommeil, en forêt, au chalet, dans ma voiture… Curieusement, personne n’a répondu « au travail » ! Pourtant, n’est-ce pas le lieu par excellence où l’on devrait avoir des idées ?

 

Créativité et pensée disruptive : les conditions « gagnantes »


« La créativité, ça ne s’ouvre pas comme un robinet, il faut l’humeur adéquate ! » Ce bon mot de Bill Watterson, créateur de la bande dessinée Calvin et Hobbes, résume bien ma pensée.

 

Les organisations, si elles veulent développer l’esprit d’innovation, doivent aussi créer les conditions pour que fleurisse cette créativité. Scott Adams, l’inventeur du personnage Dilbert, rappelle avec humour : « L’entreprise ne peut pas faire grand-chose pour stimuler le bonheur et la créativité, mais elle peut faire beaucoup pour la tuer ! »

 

Lorsque j’anime un brainstorming avec des employés, je demande toujours à mes clients : les employés ont-ils du temps et de l’espace pour penser ? En quoi votre environnement est-il inspirant ? Comment votre culture accueille-t-elle les nouvelles idées ? Comment les mettra-t-on en action ?

 

Du temps : pour s’inspirer et créer de nouveaux liens


Léonard de Vinci disait que « c’est au moment où ils travaillent le moins que les esprits élevés en font le plus ». Pas évident que cette citation charmerait la haute direction ! Ce temps de ressourcement est de plus en plus amputé dans nos organisations, au profit d’une productivité à tous crins, qui nous laisse bientôt vides de toute substance créative, engloutis dans une machine de production, essoufflés… Nul besoin de rappeler la récente crise du Samsung Galaxy Note 7 ?

 

En tout début de carrière, je me suis fait rabrouer parce que je semblais « perdue dans mes pensées ». Mon supérieur m’avait alors cité en exemple le « dynamisme » d’une collègue qui, à mon avis, « courait partout comme une poule pas de tête », sur le bord du burnout, pauvre elle. Durant le lunch, alors que je vantais les mérites d’un film vu la veille, on m’a demandé : « Tu as le temps d’aller au cinéma, toi ? » Et ça, c’est sans compter ceux qui grignotaient leur sandwich derrière leur écran, sans prendre de pause. Pourtant, la pause stimule la créativité et favorise une bonne santé mentale, comme l’affirme le Mouvement Santé mentale Québec.

 

Depuis que je suis à mon compte, mon quotidien est ponctué de blocs de 50 minutes d’attention soutenue, puis de dix minutes de pause (étirements, tour du bloc, méditation express, collation nutritive, etc.) Autrefois, je sentais que je « trichais » lors de mon jogging matinal. Pourtant, que d’idées pour mes clients ont surgi au détour d’un sentier !


Idem pour les « révélations » de nuits d’insomnie. Depuis ma lecture de Comme par magie, de l’auteure de Mange, Prie, Aime, j’aime penser qu’une idée m’utilise pour s’exprimer. Alors, je sors le cahier qui loge dans ma table de nuit et j’écris jusqu’à ce que sommeil s’ensuive.

 

De l’espace : pour changer de perspective


Moi qui exerce mon métier là où on a besoin de moi (j’ai choisi de ne plus avoir « pignon sur rue »), j’ai appris à jouer avec l’espace. Je travaille chez mes clients, dans des cafés, dans des espaces de coworking et, même chez moi, certaines zones sont destinées à la production, d’autres à l’inspiration. Le contexte de travail induit un état d’esprit

 

 

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