Lancer une start-up est comme essayer de traverser un désert en solo

February 18, 2017

 

Avez-vous vu le film Tracks? Si vous vous demandez c’est quoi lancer une start-up, regardez-le ou lisez le livre dont le film a été inspiré. Le film raconte l’histoire de Robyn Davidson, une aventurière qui a traversé le désert australien à dos de chameaux à la fin des années 1970.


Comme tout entrepreneur avant d’avoir fait le saut, on a tenté de la décourager d’entreprendre son périple, de lui exposer ses risques, de lui faire valoir qu’elle était folle. Et tout ce beau monde avait un peu raison. Après tout, se lancer dans une expédition de 2700 km dans un désert aride sans autre compagnon qu’un chien et trois chameaux, c’est pas mal fou.


Tout comme annoncer au monde qu’on va transformer une industrie multimilliardaire avec une start-up, lorsqu’on n’a pas de cofondateur ni un cent pour la financer. Mais enfin. Avec Hardbacon, le risque de mourir de déshydratation n’est pas présent.


Tout ça pour dire que tout entrepreneur obtient une bonne dose d’attention quand il se lance. Dans les premières semaines d’Hardbacon, j’ai ainsi reçu plusieurs offres d’emploi. C’était flatteur, mais ce n’était pas ce que je cherchais. Les gens ont toutefois fini par comprendre que j’étais en train de bâtir quelque chose. Aujourd’hui, plus personne ne m’offre de boulot. Je vois ça comme un bon signe.


Pour revenir au désert australien, Robyn Davidson, interprétée par Mia Wasikowska dans le film, s’est vite retrouvée pas mal toute seule dans sa traversée du désert. Le paysage se ressemblait, mais jour après jour, elle prenait soin de ses chameaux et s’affairait à se rapprocher de son objectif et d’éviter de se perdre. Tout en s’assurant bien de ne jamais arriver à court d’eau.


Trois fois durant son périple de neuf mois, un photographe du National Geographic est venu documenter son aventure. En effet, on l’avait convaincu d’écrire un article sur sa traversée du désert pour le magazine. Mais elle était seule avec le désert et ses chameaux le reste du temps. 


En rédigeant ce texte, je me rends compte qu’écrire chaque semaine sur mon périple entrepreneurial n’est pas évident. Si Robyn Davidson s’était engagée à en faire autant, elle se serait vite rendu compte qu’écrire chaque semaine qu’elle a marché dans le sable, et qu’elle avait constamment peur de manquer d’eau pourrait vite devenir redondant.

 

 Consultez l'intégralité de l'article sur Les affaires ICI 

 

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