Les deux plus grandes sources de stress pour les entrepreneurs

February 6, 2017

La croissance et les liquidités sont citées parmi les principaux facteur de stress par les entrepreneurs selon un sondage d'Intuit Canada. Témoignages. 


Quand on démarre une entreprise, la pression est forte pour grandir rapidement. «J’ai rencontré un bailleur de fonds dernièrement qui me disait qu’il nous prêterait sans problème si on avait une croissance de 20 %... par semaine», raconte Franck Boulbès, cofondateur de Celliers Domesticus.


Créée en 2013, la start-up montréalaise produit et commercialise des celliers intelligents permettant de reproduire les conditions de vieillissement du vin. «Ce n’est pas simple de maintenir l’équilibre entre revenus et production», ajoute l’entrepreneur.


Surtout quand on fonde son entreprise à deux, comme l’a fait Franck Boulbès avec son frère, qui habite en France. Une réalité partagée par plusieurs, alors que se lancer en solo est de plus en plus rare.


«La plupart des entrepreneurs que nous accompagnons fondent leur entreprise à deux ou trois, indique Liette Lamonde, directrice générale de la Fondation Montréal inc., un organisme qui aide les jeunes Montréalais à se lancer en affaires. C’est très positif, car cela leur permet d’élargir leur champ de compétences. Mais cela augmente la pression pour engendrer des revenus rapidement et subvenir à leurs besoins.» 


Victimes de leur croissance


Si le manque d’argent est un obstacle pour se lancer en affaires, la difficulté à obtenir des liquidités peut empêcher les entreprises de croître aussi rapidement que prévu. Pas étonnant que ces deux questions arrivent en tête de liste des préoccupations des propriétaires canadiens de petites entreprises, selon un sondage mené auprès d’eux par Intuit Canada.


Autre phénomène: plusieurs entrepreneurs remportent du succès tellement rapidement qu’ils ne sont pas prêts à faire face à la musique. «La croissance vient beaucoup plus vite aujourd’hui qu’il y a cinq ans. Les entreprises en démarrage décollent rapidement parce qu’elles ont trouvé la bonne formule, mais elles n’avaient pas prévu ce rythme de croissance aussi rapide», observe Liette Lamonde. Tout à coup, tout est multiplié par dix, mais les propriétaires sont pris de court…  


«Ça me prendrait dix têtes et vingt mains de plus, mais je ne les ai pas. Pour pouvoir les recruter, je dois pouvoir les payer.» S’enchaîne alors une multitude de décisions à prendre. «Tout fonctionne quand on ne compte que sur quelques ventes, mais quand ça explose, ce n’est plus la même paire de manches!»

 

Vouz pouvez lire la suite de cet article d'Anne-Marie Tremblay sur Les affaires ICI

 

 

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