Lancer une start-up : un vrai saut dans le vide

February 5, 2017

 

Pour Reid Hoffman, lancer une entreprise équivaut à « sauter d’une falaise et assembler l’avion pendant la chute ». Le cofondateur de LinkedIn emprunte cette image au célèbre auteur de science-fiction américain Ray Bradbury, qui l’employait pour décrire tout projet qui exige de faire fi de ses peurs pour se dépasser.

 

L’image du saut dans le vide et de l’avion à assembler dans l’urgence est particulièrement appropriée pour illustrer la rapidité d’action, la confiance en ses capacités et l’ingéniosité requises pour réussir en affaires. Trois entrepreneurs d’ici en témoignent.

 

Y croire quand tout est à construire

 

À Pierre-Alexandre Fournier, qui a lancé Carré Technologies inc. en 2006, cette citation rappelle les premières phases de développement de son entreprise.

 

« Quand on part de zéro, on n’a ni produit, ni client, ni contrat rédigé, ni fournisseur, explique le président de l’entreprise qui produit les vêtements connectés Hexoskin. Tout doit être mis en place, et il faut croire en nos capacités à y arriver avant de manquer d’argent. »

 

Le temps joue souvent contre les bâtisseurs de start-up. « Quand on investit dans un projet, il faut qu’il soit rentable rapidement. Le temps est tellement important! », souligne M. Fournier. Or la loi de Hofstadter est implacable: tout prend toujours plus de temps que prévu. « C’est à cause des imprévus qu’on finit par faire des semaines de 80 heures de travail », dit le président de Carré Technologies, qui a déjà dû composer avec des fuites d’eau et un incendie dans ses locaux, sans oublier les fournisseurs inconstants. « Il nous est arrivé qu’un fournisseur manque une étape d’un procédé. Il a eu beau ne pas nous facturer le travail, il a quand même ruiné pour 30 000 $ de matériel, et nous, on a perdu trois mois de travail… »

 

L’attrait irrésistible de l’inconnu

 

Par chance, il y a aussi des imprévus heureux dans la vie d’un entrepreneur. Comme quand le Super Bowl fait appel à vos services pour gérer les accès à ses événements VIP. Mais le taux d’adrénaline s’élève lorsque l’occasion se présente à moins de deux mois du jour J. C’est précisément ce qui est arrivé à l’équipe de Connect&Go. « C’était presque impossible de réaliser ce mandat dans les délais, se souvient Dominic Gagnon, cofondateur de l’entreprise spécialisée dans les bracelets intelligents et les solutions RFID. En six semaines, on a dû déployer la structure avec toute la sécurité que demande un mandat aux États-Unis.»

 

 

Vous pouvez consulter l'article complet de la Banque Nationale ICI 

 

 

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